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Réforme du Conseil de la presse: Bensaïd réussit un exercice d’équilibre délicat

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Chouaib Sahnoun

Mohamed Mehdi Bensaïd, ministre de la Communication, de la Culture et de la Jeunesse, vient de remporter un pari ambitieux: faire adopter au Parlement une réforme attendue mais controversée du Conseil national de la presse (CNP). Une victoire politique saluée comme un pas vers la consolidation d’un journalisme éthique et encadré.

Ce texte, qui a suscité un intense débat parlementaire, a cristallisé les tensions d’un secteur en mutation. Avec 249 amendements déposés et 45 retenus, le projet a fait l’objet d’un traitement approfondi, témoignant d’un effort de dialogue malgré les divergences. Le cœur de la réforme repose sur un principe clair: renforcer l’autorégulation tout en réaffirmant les responsabilités professionnelles.

Désormais, les journalistes seront élus démocratiquement pour siéger au Conseil, tandis que les éditeurs seront désignés selon des critères institutionnels, une mesure qui vise à garantir une représentativité équilibrée, malgré les résistances initiales.

La réforme intervient alors que le Conseil vivait une crise de légitimité, avec une présidence provisoire prolongée et une incertitude juridique persistante. En y mettant fin, Bensaïd ambitionne de refonder l’autorité morale de cette institution.

Au-delà du symbole, la réforme constitue une avancée stratégique, inscrite dans un processus plus large de modernisation du secteur. Elle prépare aussi le terrain à un autre chantier décisif: la régulation de la presse numérique, enjeu capital pour les années à venir.

Le ministre peut, pour l’heure, revendiquer une réforme adoptée sans reculer sur l’essentiel.

Un pas ferme vers un journalisme plus responsable et plus institutionnalisé.

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